Aimé CESAIRE, ou, Ce Colon à la Peau Noire.
Eric E.G. NOGARD
Fort-de-France, le 25 Avril 2009
Aimé CESAIRE,
Ou,
Ce Colon à la Peau Noire.
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DOMOTA, Elie DOMOTA du LKP, Sacrebleu.
DOMOTA disons-nous, nous a bel et bien ouvert les Yeux.
Jugeons-en un peu :
Que pouvons-nous dire qui vaille, sans un « Césaire a dit… ».
Que pouvons-nous dire, écrire ou penser, sans référence à Césaire.
Nous ne sommes rien sans lui, il nous a DEMOUNES.
Qu’il s’agisse pour nous de nous tenir à table, c’est CESAIRE,
De nous laver les dents, de faire pipi au lit, c’est CESAIRE.
CESAIRE, CESAIRE, CESAIRE, rien que ça dans la tête.
Notre papa, notre maman, qu’ont-ils jamais fait pour nous, semble-t-il : mais RIEN !..
Et nous-mêmes qu’avons-nous jamais fait pour nous : encore RIEN !..
Que Césaire à l’esprit, que Césaire à la bouche, nous en sommes DEMOUNES.
Tout ce que nous faisons, tout ce que nous avons, nous l’appelons CESAIRE.
La Martinique elle-même, à moins d’y prendre garde, se nommera l’Île CESAIRE.
Notre aéroport, notre ceci, notre cela, notre par-ci, notre par-là… CESAIRE.
Notre pauvre Joséphine, deux fois décapitée, remplacée par CESAIRE.
Ce Nègre Fondamental de l’Île CESAIRE, Empereur des Antilles.
DOMOTA t’as raison, selon ton propre mot, il nous a DEMOUNES.
Mais bon sang du Bon Dieu, comment a-t-il pu faire !..
Rien de plus simple, aux dires de ceux qui l’on connu… dans le temps.
Il était Communiste, il avait la peau noire et allergique aux blancs.
Il parlait, pas grand monde ne le comprenait, mais chacun s’en allait content,
S’écriant « pour faire bien » : Fout Nèg la Ka Palé FRANSE…
Et c’est bien profitant de son parler Français qu’il nous a DEMOUNES.
… / …
Démounés au point d’en être Gagas, débiles, c’est à n’y rien comprendre.
Recalé d’E.N.S., frustré, fielleux, amer de retour au Pays, mais que serait CESAIRE,
Sans le Parler Français, cette Valeur Ajoutée due quand même à la France, si tout le Monde l’oublie.
Voyons clair en nous-mêmes : nos aînés à ce point n’ont-ils rien fait pour lui,
La Vieille Culture Créole si demandée jadis, qu’en dit-on depuis lui, ce Nègre Fondamental.
Quant à la Martinique, avec lui, que serait-elle sans la France : OUI il nous a DEMOUNES.
DEMOUNES, asservis, réduits en un tas de fumier, pour lui un piédestal.
Idolâtrons-le, c’est notre affaire. Néanmoins ne soyons pas oublieux.
Et surtout ouvrons bien grand les yeux, notre bon sens nous le Commande.
Hier et partout dans le Monde, la qualité de Martiniquais était très usurpée.
De nos jours qu’en est-il… Voulons-nous le savoir… Nous demandons-nous pourquoi,
Jadis nous ne regardions pas à la couleur de la peau, aujourd’hui, la Négritude nous-y oblige.
DEMOUNES comme nous voici, par notre Colon à la peau… comme l’aime BANGOU,
Espérons que la NEGRITUDE, cette Néo-Dictature, nous portera Bonheur.
N.B. : DEMOUNER = Verbe transitif Guadeloupéen = LAVER le CERVEAU.
Eric E.G. NOGARD

